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Extrait du livre : "Sauvez Votre Corps!" du Docteur Catherine KOUSMINE.
Règles Générales D'alimentation
Ces règles sont valables pour les bien-portants, les "pas" étant alors remplacés par des "peu".
Pas d'oeufs cuisinés (omelettes grasses, mayonnaise, cakes, etc.) Pas de chocolat. Pas de graisses solides (beurre compris). Pas d'alcool. Lait écrémé. Peu de sucre et de sel. Seuls corps gras permis et indispensables: par vingt-quatre heures, une à deux cuillerées à soupe d'huiles pressées à froid, à consommer crues dans les aliments (huiles de tournesol, de lin ou de germe de blé).
Voici les menus quotidiens que je préconise pour tous, et dont les variantes permettent une adaptation au goût et aux tolérances de chacun.
Le matin: Au lieu des traditionnels café au lait, pain, beurre et confiture: du thé léger et de la crème Budwig, selon la recette ci-dessous (ration pour 1 personne):
Battre en crème 4 cuillerées à café de fromage blanc maigre, éventuellement de tofu, et 2 cuillères à café d'huile de lin (Biolin) avec une fourchette dans un bol ou, si la famille est grande, dans un mixer.
Ajouter le jus d'un demi-citron, une banane bien mûre écrasée ou du miel, une ou deux cuillères à café de graines oléagineuses fraîchement moulues ( au choix: lin, tournesol, sésame, amandes, noix ou noisettes, etc.), 2 cuillères à café de céréales complètes fraîchement moulues et crues ( au choix: avoine, orge, mondée, riz complet, sarrasin) et des fruits frais variés. Le blé et le seigle crus sont souvent mal tolérés.
Pour moudre les graines oléagineuses et les céréales, un petit moulin à café électrique est nécessaire, le récipient contenant le couteau rotatif devrait être suffisamment solide pour supporter l'impact des céréales (métal ou plastique épais). L'huile de lin doit être battue avec assez de vigueur pour être émulsionnée et disparaître totalement dans le fromage blanc. Elle perd ainsi son goût, n'est plus décelable et devient aisément assimilable. À défaut d'huile de lin, employer de l'huile de tournesol ou de germe de blé.
À midi: Je recommande de manger des légumes crus en salades panachées, additionnées d'huiles vierges riches en acides gras polyinsaturés et de jus de citron ou de vinaigre de pomme, des légumes et des pommes de terre cuits à la vapeur le moins longtemps possible, du foie, de la viande ou du poisson maigres. Pour le végétariens: du fromage, de préférence du fromage blanc maigre ou un oeuf à la coque. Mais ce qui est le plus important et totalement négligé par nos populations, qui en ont perdu l'habitude, c'est de consommer tous les jours une bonne ration de céréales complètes, entières ou concassées ou fraîchement moulues, cuites en potages ou plats, sous forme de bouillies ou de biftecks ( au choix: blé, seigle, avoine, orge, millet, maïs, sarrasin ou riz complet).
Au goûter: Ceux qui ont soif ou faim ont avantage à consommer des fruits crus, le cas échéant de fruits secs ou des noix, et de boire du jus de fruits fraîchement pressés. Il importe de se souvenir que les pâtisseries du commerce sont en générale faites avec des graisses dites végétales, donc artificielles, du sucre raffiné et de la farine blanche, privée de ses vitamines naturelles: ces matières premières ne nous offrent que des calories vides.
Le soir: Le repas du soir doit être pris le plus tôt possible. Il doit être léger, sans viande conçu selon les mêmes principes que celui du midi.
Si l'appétit fait défaut le matin, c'est que le repas du soir a été trop abondant ou pris trop tard. Il ne faut pas perdre de vue qu'un apport alimentaire ne nous est utile et ne nous fournit d'énergie qu'après digestion et assimilation, autrement dit après l'accomplissement d'un travail. Ce dernier est d'autant plus important que le repas a été copieux, plus riche, plus gras. On estime à deux litres la quantité de liquides digestifs nécessités par un gros repas. Le soir, nous sommes fatigués de notre journée et peu aptes à fournir cet effort supplémentaire, et cela d'autant moins que nous sommes plus âgés. À partir de cinquante ans, le dernier repas doit être sérieusement allégé. Si l'on mange trop ou trop tard le soir, la digestion se fait lentement et imparfaitement. Il y a discordance entre cette digestion ralentie et la propulsion des aliments dans le tube digestif, trop rapide par rapport à la digestion. Une partie de ceux-ci échappent ainsi à l'assimilation et deviennent la proie des microbes intestinaux. Ceux-ci, trop bien nourris, se multiplient, ce qui traduit par des malaises, des ballonnements, la formation excessive de gaz, un sommeil perturbé, peuplé de cauchemars, et le matin, une langue épaisse recouverte d'un enduit beige, une mauvaise haleine et un manque d'appétit. Ces troubles persistent aussi longtemps que l'erreur de comportement qui l'engendre. C'est à partir des viandes non digérées que se forment dans l'intestin les substances les plus toxiques. La ration de viande doit rester modeste.
Cet aliment doit être supprimé temporairement en périodes de crises de santé. l'être humain sédentaire, autrement dit la plupart des citadins, a besoin de deux repas importants par jour, le matin et à midi. Les compléments de 16 heures et du soir doivent être modestes. Seuls les travailleurs de force font exception à cette règle.
Les personnes de soixante-dix ans et plus savent, expérience faite, que, pour rester bien portantes, elles ne doivent pas manger le soir, ou se contenter d'une nourriture très frugale, d'un potage aux céréales, par exemple, ou d'un fruit et d'un yogourt.
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